Le maïs
Le maïs : présentation – utilisations en phytothérapie – principes actifs – bienfaits médicinaux – précautions d’emploi
Base de l’alimentation de certains pays du monde, entre autres l’Amérique méridionale et centrale, le maïs est aussi utilisé dans le domaine de la phytothérapie pour traiter différentes maladies. Cette médication naturelle et inoffensive pour l’organisme est connue pour stimuler la montée de lait chez les femmes qui allaitent, soigner les maladies qui touchent l’appareil urinaire et soigner la dysenterie.
Noms communs : maïs, millet d’Inde, blé de Guinée, blé d’Espagne, blé d’Inde, blé de Turquie, Gaude
Nom scientifique : Zea mays
Classification botanique : famille des poacées
Le maïs est une plante herbacée et vivace aux grandes feuilles lancéolées typiques des graminées, supportées par une tige pleine épaisse ; cultivé dans de nombreux pays du monde pour ses graines riches en amidon. Cette céréale qui nous vient du Mexique n’appartient cependant pas à la famille des grandes céréales, comme le riz, l’orge, le seigle et le blé qui sont des Pooidées.
Cette plante herbacée annuelle présente une taille variable, allant de 0.5 m à 6 m de haut selon chaque espèce. Les variétés cultivées, que nous avons l’habitude de voir, dépassent rarement les 3 m. Ses tiges munies de nervures parallèles sont grandes, s’étalant sur 5 à 10 cm de large.
Durant la période de floraison, cette graminée porte des fleurs mâles, regroupées en panicule terminal ou tassel qui apparait après la dernière feuille ; et femelles rassemblées en épi inséré à l’aisselle des plus grosses feuilles médianes. Après la fécondation, l’épi de maïs se forme. Plusieurs graines de couleur jaune, rouge et parfois violette ou bleue, d’environ 3 à 8 cm de diamètre se forment le long de l’épi.
Le maïs se distingue aussi au niveau du système racinaire qui porte de nombreuses racines adventives. Ces dernières prennent origine au niveau des nœuds se trouvant à la base de la tige.
Dans la phytothérapie traditionnelle, le maïs, notamment sa barbe et ses graines, est utilisé en décoction pour traiter divers maux comme les calculs rénaux et les troubles urinaires. En usage externe, la poudre de maïs séché est à appliquer sous forme de cataplasme pour accélérer la guérison des plaies, des prurits, des brûlures, des bosses, des pustules et des ecchymoses.
Dans la médecine chinoise, le maïs est recommandé pour soigner les problèmes de rétention d’eau et la jaunisse.
Dans la phytothérapie moderne, cette plante médicinale est recommandée pour stimuler la production de la bile et faciliter son écoulement le long des canaux biliaires. Des expériences scientifiques ont aussi démontré que le maïs est un hypotenseur et un anticoagulant. Son bourgeon est indiqué dans le traitement des arthrites et des rhumatismes.
Le maïs renferme des flavonoïdes, des acides gras insaturés, des saponines, des alcaloïdes, du mucilage, des vitamines et des minéraux.
- Pour traiter les troubles urinaires, buvez au moins 500 ml d’infusion de soies de maïs par jour jusqu’à ce qu’une nette amélioration est constatée.
- Pour soigner les plaies, les pustules et les brûlures, préparez une pâte à base de graines de maïs séchées et d’un peu d’eau et appliquez celle-ci sur les parties de la peau concernées.
- Les gélules aux extraits de maïs sont recommandées en cas d’œdème. La dose à prendre est de 2 g par jour.
Il n’y a aucun effet indésirable sur la consommation de maïs, que ce soit de ses barbes ou de ses graines, en infusion. N’en abusez pas toutefois pour éviter les complications. Le maïs est en effet un hypotenseur.
Respectez bien les doses prescrites pour le traitement à base de gélules.
Les sujets souffrant d’allergie doivent toujours demander l’avis d’un médecin avant d’entamer un quelconque traitement à base de maïs.

