Le kava
Le kava : présentation – utilisations en phytothérapie – principes actifs – bienfaits médicinaux – précautions d’emploi
Traditionnellement utilisé dans la fabrication de boisson, le kava est une des plantes médicinales fréquemment recommandées en phytothérapie moderne et figure dans la liste des produits de la pharmacopée française les plus utilisés. Ses racines sont dotées de plusieurs propriétés thérapeutiques, entre autres calmantes et stimulantes. C’est aussi un aphrodisiaque efficace au goût légèrement amer et épicé.
Noms communs : kava, kawa-kawa, kawa, ‘ava, yaqona, ‘awa
Nom scientifique : Piper methysticum
Classification botanique : famille des pipéracées
Originaire des îles du pacifique, le kava est une plante chétive de forme mais dotée de racines importantes qui peuvent peser jusqu’à 10 kg environ, voire plus ; et de feuilles persistantes en forme de cœur. Sa taille dépasse rarement les 3 m de haut en général.
Ses racines charnues et ses rhizomes juteux secrètent des sucs résineux riches en kavalactones, dont la kavaïne. Cette plante arbustive pérenne se multiplie par stolons au début du printemps.
La forme du kava est proche de celle de son congénère le Piper witchmanni, qui est considéré comme sa variété « non-noble ». Cette espèce ne peut pas être consommée ni en boisson, ni sous forme de médication.
Dans la médecine traditionnelle et en usage courant, le kava est recommandé pour ses propriétés aphrodisiaques, calmantes et stimulantes. Les boissons fabriquées à base de cette plante permettent de booster l’organisme après des efforts physiques intenses, de soulager les troubles nerveux, d’apaiser les douleurs musculaires et articulaires, et d’avoir une sensation de bien-être et repos.
Sa consommation à forte dose peut entraîner cependant un état d’euphorique. C’est aussi un narcotique et un anxiolytique, indiqué aux personnes nerveuses, anxieuses et insomniaques.
Des recherches scientifiques ont démontré d’autres actions du kava, comme ses propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, antalgiques et analgésiques en utilisation interne et externe. Ce n’est pas étonnant que dans son pays d’origine, ses racines sont recommandées pour soigner les plaies, les infections et les maladies vénériennes comme la blennorragie.
Les principaux éléments actifs du kava se trouvent dans ses rhizomes. Ces derniers renferment de l’amidon à hauteur de 50%, des kavalactones qui sont des substances aromatiques non azotées, des kawapyrones qui agissent sur le système nerveux, des flavonoïdes, de l’huile essentielle à très faible quantité, des cétones, de l’alcool, des phytostérols et des alcaloïdes.
- Pour lutter contre le stress et soulager les crises d’angoisse, diluez dans un grand verre d’eau 30 gouttes de teinture mère de kava. Ce mélange est à consommer à raison de deux à trois fois par jour.
- Pour apaiser les douleurs articulaires et musculaires, mâchez un peu de racine de kava séché ou prenez des gélules aux extraits de kava de l’ordre de 150 à 200 mg par jour.
- Pour soigner les infections urinaires, faites une infusion de racines séchées de kava. Buvez-en une tasse à raison de deux fois par jour.
Veillez à bien respecter les doses prescrites durant les traitements à base de kava. La durée de son utilisation ne doit pas dépasser plus de 4 semaines consécutives. Cette plante peut devenir en effet toxique à forte dose et entraîner des dyskinésies.
Sa prise est à proscrire chez les femmes allaitantes, enceintes, les personnes qui conduisent ou manipulent des machines ainsi que les sujets souffrant d’hépatite et de dépression endogène.

